Histoire de 1872 à...

La riche histoire de Vinçotte a commencé il y a près de 150 ans…

1844

Jean-Henri Vinçotte, professeur à Anvers, et son épouse Julie Gobert ont un premier fils, Robert Vinçotte, le 26 mai à Borgerhout (Anvers). Sept autres enfants le suivront : Denise, Edmond, Thomas, Auguste, Henri, Marguerite et Felix.

1865

Robert Vinçotte obtient à Liège son diplôme d’ingénieur des mines et son doctorat en sciences physiques et mathématiques.

1871

Le jeune ingénieur Robert Vinçotte mène des recherches sur les explosions de chaudières à vapeur, qui représentent un problème social majeur à l’époque de la première révolution industrielle. Ces travaux sont remarqués par Maurice Urban, directeur des chemins de fer belges. La Belgique était alors l’un des premiers pays industrialisés au monde, après l’Angleterre.

1872

L’Association pour le contrôle des chaudières à vapeur est créée en août à Bruxelles. Comme le dit Robert Vinçotte lui-même en ces termes : « Les explosions de chaudières à vapeur sont un phénomène consternant de notre société industrielle. Elles ont des conséquences désastreuses, provoquant dommages et chômage, et ont ceci de monstrueux qu’elles montrent que la vie des personnes pèse moins lourd que les dépenses de prévention. Ces explosions sont l’une des principales causes de mécontentement chez les ouvriers, avec d’autres dangers au travail. » Ce point de vue visionnaire constitue toujours le fil conducteur de notre activité, près de 150 ans plus tard.

Tous les propriétaires d’usine reçoivent un courrier portant les célèbres phrases : « L’Association a été créée pour avoir une visée philanthropique et à but non lucratif ; les ressources de l’Association seront entièrement consacrées à fournir le service le plus complet possible. »

Fin 1872, l’association comptait déjà 500 membres. Le nom de l’association orne l’en-tête des rapports, dans une police élégante.

L’un des cofondateurs et directeurs de l’Association était Jean Piedbœuf, de la brasserie Piedbœuf du même nom à Jupille, qui brasse la bière Jupiler.

1873

Forte de 3 ingénieurs (dont Robert Vinçotte lui-même), l’Association inspecte environ 500 machines à vapeur en Belgique.

1881

Après de précédents voyages à l’étranger, en Allemagne et aux États-Unis, Robert Vinçotte traverse de nouveau l’Atlantique, cette fois à la demande du gouvernement belge. Il était particulièrement intéressé par les mesures de sécurité imposées aux chaudières à vapeur de l’industrie américaine, qui était alors florissante. Ce voyage a donné naissance a un manuel de règles permettant de calculer la sécurité en fonctionnement et la résistance des pièces essentielles des chaudières à vapeur.

1882

L’Association inspecte 2000 chaudières à vapeur et annonce fièrement qu’en dix ans, seulement 0,17% des chaudières à vapeur inspectées tous les six mois ont lâché.

1884

Les contrôles des machines à vapeur deviennent une obligation légale, en partie à l’instigation de Robert Vinçotte.

1885

Robert Vinçotte est couronné Chevalier de l’Ordre de Léopold II.

1890

L’Association des Industriels de Belgique pour l’étude et la propagation des moteurs et mesures propres à préserver les ouvriers des accidents du travail, ou AIB, est fondée par 13 ingénieurs, capitaines d’industrie et parlementaires à la demande de Henri Adan, directeur de la compagnie d’assurance Royale Belge. Dans son discours d’inauguration, lors de la première réunion du conseil d’administration, Adan exprime sans détour sa confiance dans l’initiative privée plutôt que dans l’ingérence de l’État : « Comme l’a déclaré M. Westerroiien van Mesteren, le fondateur de l’Association néerlandaise pour la prévention des accidents dans les usines et les chantiers de construction, il est essentiel pour un petit pays de rejoindre le mouvement international qui permet à l’initiative privée de l’industriel d’œuvrer pour le bien commun sans qu’une loi coercitive ne l’y contraigne, pervertissant la chose. »

Le premier logo de l’AIB contenait la locution bien connue de l’humaniste hollandais Érasme : « Prévenir vaut mieux que réparer », et a été utilisé jusqu’en 1957.

L’AIB était à la fois complémentaire de l’association dirigée par Robert Vinçotte et en concurrence avec elle. Tout au long de l’histoire, les deux associations ont travaillé ensemble, mais ont également connu une certaine concurrence.

1894

Au début, l’AIB se concentrait principalement sur la sécurité et la formation. Mais en 1894 déjà, un nouveau département est créé pour inspecter les chaînes. Les ruptures de chaînes provoquaient à l’époque de graves accidents dans l’industrie minière et de la construction.

1904

Robert Vinçotte, qui avait consacré sa vie à améliorer les conditions de travail de ses contemporains, décède après un voyage d’études en Italie. Son fils aîné lui succède à la tête de l’association.

1905

Un chamboulement majeur est en cours, que l’on nomme aujourd’hui la deuxième révolution industrielle. Les machines à vapeur reculent de plus en plus au profit de l’électricité, découverte en 1890, en tant que source d’énergie. Le principal avantage de l’électricité, par rapport à la vapeur, est qu’elle est facile à transporter. Elle devient ainsi accessible aux petites entreprises, et par la suite, même aux particuliers. La mission principale de l’association reste l’inspection des machines à vapeur, mais un nouveau service est également mis en place, qui se concentre sur les installations électriques. Même à cette époque, nous avions déjà l’innovation dans le sang.

1910

Vinçotte effectue deux fois plus de contrôles en Belgique qu’elle n’en effectue pour la France et l’Allemagne réunis.

1922

L’« Association pour la surveillance des chaudières à vapeur » change de nom et devient officiellement l’association Vinçotte, en hommage à son fondateur.

1930

Alors que l’aviation commerciale en est encore à ses balbutiements, ce sont des inspecteurs de Vinçotte qui vérifient si les aéronefs sont construits en toute sécurité.

1938

Collaboration importante entre Vinçotte et AIB pour les premières inspections aux rayons X de soudages. Entre autres ouvrages, les nouveaux ponts sur le canal Albert sont contrôlés par cette méthode – et heureusement, car l’inspection révèle que ces ponts sont dangereux et ne sont pas en mesure de supporter les charges prévues.

Vinçotte innove avec l’inspection aux rayons gamma, en utilisant du radium extrait des mines de l’Union Minière (Umicore) au Katanga.

L'AIB développe une machine unique, capable d’appliquer une charge d’épreuve de 800 tonnes sur les câbles et chaînes. Aucune autre machine au monde n’est alors en mesure de faire de même.

1947

Richard Vinçotte, le fils de Robert, fait un voyage d’études aux États-Unis

Le nouveau « Règlement général sur la protection du travail » autorise un large éventail d’activités pour les organismes de contrôle accrédités tels que Vinçotte et AIB.

1955

L’AIB organise une conférence internationale sur les examens non destructifs.

1957

AIB change son logo et modifie également son slogan en néerlandais, qui était « prévenir vaut mieux que guérir » et qui devient « prévenir vaut mieux que réparer ». Toutes les activités y sont représentées et une chaîne y figure clairement, faisant référence aux contrôles de chaînes, qui ont acquis une renommée mondiale.

1958

L’AIB organise une conférence internationale sur la prévention des accidents du travail.

1962

AIB adopte un nouveau logo, à peine 5 ans après le premier changement, et y introduit le bleu que l’on retrouve encore aujourd’hui dans le logo Vinçotte

1965

Création de Controlatom

1969

Vinçotte acquiert un prestige toujours croissant à l’international, et est autorisé à inspecter l’un des plus grands alternateurs turbo au monde, construit en Angleterre et destiné aux États-Unis.

Un département nucléaire est créé au sein de Vinçotte. Les ingénieurs de Vinçotte participent à la construction des premières centrales nucléaires de Belgique.

1970

Vinçotte innove en inventant les inspections thermographiques et les contrôles non destructifs (CND) utilisant les courants de Foucault. Vinçotte est également un pionnier de la recherche sur les nuisances sonores et met en place un premier laboratoire mobile pour étudier la qualité de l’air à l’aide d’échantillons.

Vinçotte change également de logo, lequel ressemble déjà à notre logo actuel.

1973

Lors de la session académique du 7 juin, Vinçotte est en mesure d’annoncer solennellement que « 100 ans après la fondation de Vinçotte, pas une seule chaudière à vapeur régulièrement contrôlée par Vinçotte n’a explosé »

1978

L'AIB présente un nouveau logo.

1985

Vinçotte développe des inspections de sécurité décennales pour les centrales nucléaires et les applique aux réacteurs nucléaires Doel 1 et 2 et Tihange 1.

1989

Vinçotte fusionne avec son plus grand concurrent, l’AIB, faisant de la nouvelle holding AIB-Vinçotte la plus grande société de tests, inspections et certifications du Benelux. L’emblématique logo AV devient un symbole bien connu de la sécurité au travail.

1998

Création de Vinçotte Academy, le centre de formation qui deviendra l’un des plus grands fournisseurs de connaissances techniques de Belgique.

2004

Le nom de la société fusionnée AIB-Vinçotte est raccourci en Vinçotte et un nouveau logo voit le jour, encore utilisé aujourd’hui.

2008

L’expertise de Vinçotte est mise à profit pour la construction du plus grand réacteur nucléaire de fusion « tokamak » du projet ITER en France, qui sera achevé en 2025.

2011

Vinçotte acquiert Procerviq. Après la crise de la dioxine dans les années 1990, Vinçotte s’était déjà lancé dans les contrôles de la production alimentaire (secondaire), mais pas encore dans les secteurs primaire (agricole) et tertiaire (distribution et restauration), dans lesquels Procerviq était actif.

2014

Vinçotte acquiert IsaCERT (la fusion de l' International Suppliers Auditing (ISA), ISA Hollande, FoodCert et NAK AGRO)

2017

Vinçotte vend un certain nombre d’activités et de succursales non rentables à l’étranger et cesse d’être une entreprise technologique pour évoluer vers un modèle d’entreprise orientée client. Dans ce contexte sont créées 4 Business Units sectorielles et 3 Niches :

Business Units :

Les entrepreneurs en bâtiment, les architectes, les gestionnaires d’immeubles, les hôpitaux et les autres entreprises du bâtiment et de l’immobilier sont désormais gérés par l’unité "Building".

Pour les secteurs Pétrochimie, Chimie & Pharmaceutique, toutes les connaissances sont regroupées dans l’unité PCP.

L’unité EOP est fondée pour les producteurs d’énergie, les distributeurs d’énergie et autres industries de process.

L’unité DML s’occupe de toutes les entreprises actives dans l’industrie manufacturière, la logistique, le transport, la vente en gros et les fabricants.

Niches :

Les utilisateurs d’équipements radiologiques tels que les hôpitaux, les dentistes, les radiologues sont certifiés par Controlatom.

Agri & Food (anciennement Procerviq) garantit une production alimentaire sûre et décerne la certification ISAcert.

Les constructeurs automobiles peuvent commercialiser des véhicules sûrs après leur homologation par Homologation.

2019

Controlatom ASBL est intégré à Vinçotte SA.

Vinçotte lance un ministe pour nos Innovations.

Jos Windey, COO devient CEO a.i. de Vinçotte en décembre.

2020

Vinçotte fait un saut numérique en avant:

• Le projet VForce numérise intégralement la planification, l’inspection et les rapports.

• Vinçotte lance un minisite pour les clients particuliers

• Vinçotte commence à utiliser les VRI drones et la robotique.

• Lancement des codes QR Digi-Tags, qui affichent immédiatement le résultat d’inspection de chaque actif.

• La Vinçotte Academy lance le MasterClass RGIE, une première formation entièrement en ligne et plein d'autres suivents

Customer Survey 2020

Un sondage auprès de tous les clients entre février et mai 2020 montre que plus de 85% des répondants sont satisfaites ou très satisfaites de nos inspections et inspecteurs.