15 février Projets

Echange durable d’électricité chez Elia

Conjointement avec son partenaire britannique National Grid Interconnector Limited, le gestionnaire du réseau à haute tension belge Elia développe le projet ‘Nemo Link’: une liaison sous-marine entre les réseaux à haute tension de la Belgique et du Royaume-Uni. Celle-ci permettra aux deux pays de se vendre réciproquement du courant, d’accroître la sécurité d’approvisionnement et de mieux répondre à l’intégration croissante de l’énergie renouvelable. 

Le Royaume-Uni dispose déjà de liaisons similaires avec la France (IFA) et les Pays-Bas (BritNed). La collaboration belgo–britannique garantit à partir de 2019 également une liaison électrique de qualité avec notre pays. Nemo Link prévoit une liaison longue de pas moins de 140 km. Aux deux extrémités du Nemo Link est prévue une station de conversion HVDC, qui convertit l’électricité de courant alternatif (tel qu’utilisé) en courant continu (pour le transport) et inversement. La station de conversion belge sera bâtie dans la zone industrielle de Herdersburg (Bruges).

Projet d’intérêt commun

En 2014, Elia et National Grid ont demandé l’approbation officielle de ce projet. La commission européenne considère Nemo Link comme un projet d’intérêt commun: un projet favorisant l’intégration d’un marché entre deux pays européens, apportant des avantages bénéficiant au consommateur et à l’environnement. Grâce à ce statut, le projet bénéficie d’une procédure d’autorisation accélérée. Les travaux locaux relatifs à la station de conversion à Herdersburg n’ont démarré toutefois que le 12 septembre 2016. 

“Lors de l’adjudication de ce projet, le vaste savoir-faire de Vinçotte a été pour nous l’élément prépondérant.”

– Mathieu Donche,
project manager Nemo Link Limited 

Phase 1: analyse de sécurité comme base

Vinçotte a dès le début joué un rôle important dans ce projet. “Vinçotte est sortie en tête de la phase d’adjudication. Leur vaste savoir-faire a été absolument prépondérant”, précise Mathieu Donche, project manager chez Nemo Link. “Au cours de la phase de planification, les coordinateurs de sécurité de Vinçotte ont analysé le projet de Nemo Link et les éventuels risques. “Chaque entreprise participant à l’adjudication afin de se voir confier une part de ce projet devait introduire sa propre analyse des risques,” déclare Anne-Cécile Nys, contract manager chez Vinçotte. “Nous avons examiné toutes ces propositions. En première instance, aucun des partenaires ne satisfaisaient aux exigences de sécurité élevées de Nemo Link. Sur base de nos recommandations, ils ont introduit un plan retravaillé.” La seconde version de ces plans a à nouveau été scrutée par Vinçotte. Suivant les recommandations de Vinçotte, Nemo Link s’est ensuite mis au travail pour sélectionner les partenaires de projet appropriés. 

L’importance d’une mise en place précoce de la politique de sécurité

Il n’est jamais trop tôt pour déterminer la politique de sécurité d’un projet, et ce, pour les raisons suivantes:

  • Aide lors de la sélection des partenaires de projet ‘les plus sûrs’

  • Vision claire des attentes de l’ad- judicataire en matière de sécurité

  • Vision claire des risques et des mesures prévues par tous les partenaires

  • Correction éventuelle de mesures avant même le démarrage de la phase d’exécution

  • Moins de perte de temps et de frustration au cours de la phase d’exécution 

Phase 2: inutile de jouer au policier

Vinçotte a également joué un rôle actif lors de l’exécution du projet. “Le coordinateur de sécurité assiste à toutes les réunions relatives à la sécurité et contrôle le chantier à intervalles réguliers. Il fait ainsi office d’interlocuteur central pour tous les collaborateurs, concernant les questions liées à la sécurité, la santé et l’environnement”, explique Anne-Cécile Nys. Anne-Cécile Nys ne peut que suffisamment insister sur l’avantage apporté par une analyse des plans de sécurité lors de la phase de l’élaboration du projet: “Lorsque nous sommes impliqués dès le démarrage d’un projet, nous pouvons assez rapidement élaborer une politique de sécurité concrète. Ceci crée un cadre clair pour tous les partenaires. Nous ne devons dès lors plus uniquement gendarmer sur le chantier et nous pouvons avoir une relation plus pro-active et constructive avec les différents intervenants notamment sur leur méthodologie de travail.

”Les projets dans lesquels la sécurité n’est abordée qu’à un stade ultérieur sont plus compliqués: “Dans ces cas, il est plus difficile de convaincre tous les partenaires de défendre la politique de sécurité et la collaboration se déroule de façon bien plus laborieuse. Heureusement, ce n’est pas le cas avec Nemo Link.” 

“Lorsque le cadre n’est pas défini clairement, c’est la porte ouverte à l’apparition de situations à risques qu’il nous faut rectifier, ce faisant nous pouvons être considérés, à tort, comme « la police du chantier ». Mais ici, ce n’est pas le cas. Lors de la préparation de ce projet, beaucoup d’attention a été prêtée à la coordination de la sécurité et tous les partenaires acceptent et défendent la politique de sécurité mise en place.” 

- Anne-Cécile Nys, 
contract manager Vinçotte 

Fact & figures - Nemo Link

  • Travaux prévus: réseau sous-marin de câbles à haute tension entre la Belgique et le Royaume-Uni avec une station de conversion et à haute tension dans chaque pays

  • Démarrage de la phase de construction: février 2015

  • Fin prévue de la phase d’exécution: janvier 2019

  • Adjudicataires: Elia et National Grid plc

  • Partenaires: Siemens, J-PowerSystems 

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