Le refroidissement et le chauffage intégrés aux exigences en matière de prestations énergétiques

La Région de Bruxelles-Capitale complète ses exigences en matière de prestations énergétiques et de climat intérieur (PEB) avec des prescriptions dans le domaine du refroidissement et du chauffage. Ces prescriptions entreront en vigueur dès le 1er janvier 2015.

Bruxelles opte pour la norme maison passive à partir de 2015

À partir de 2015, la Région de Bruxelles-Capitale complétera ses exigences en matière de prestations énergétiques et de climat intérieur (PEB) avec des prescriptions dans le domaine du refroidissement et du chauffage qui correspondent quasiment à la norme maison passive.
Exigence pour le chauffage et le refroidissement
À partir du 1er janvier 2015, la consommation primaire totale d'énergie pour le chauffage, l'eau sanitaire et les appareils électriques auxiliaires ne pourra être supérieure à 45 kWh/m²/an. Sur une base annuelle, la température ne pourra s'élever au-dessus de 25 °C que pendant 5 % du temps. En ce qui concerne les bureaux et les bâtiments scolaires, seule la période au cours laquelle le bâtiment est effectivement utilisé est prise en compte pour cette exigence; les vacances scolaires et les périodes de fermeture collective ne comptent donc pas.
En ce qui concerne le refroidissement, le besoin net en refroidissement dans les unités PEB «bureaux et services» ou «enseignement» ne peut être supérieur à 15 kWh/m²/an.
L'étanchéité à l'air est également soumise à une exigence. Lors d'une mesure de l'étanchéité à l'air (blowerdoortest) avec une différence de pression de 50 pascals entre l'intérieur et l'extérieur, la perte d'air par heure ne peut être supérieure à 60 % du volume de l'habitation (étanchéité à l'air n50 ≤ 0,6 h-1).

Un défi de taille
L'architecte Tom Nishio, Contractmanager chez Vinçotte, pense qu'il ne sera pas facile de respecter ce nouvel ensemble d'exigences de la Région bruxelloise. «Certainement en ce qui concerne l'étanchéité à l'air. Jusqu'à présent, cet aspect n'était soumis à aucune exigence. Le passage soudain à une norme très stricte qui s'applique également aux maisons passives semble peut-être un peu trop irréaliste pour bon nombre de professionnels de la construction. Si l'architecte, l'entrepreneur et le maître d'ouvrage mettent aujourd'hui tout en œuvre pour atteindre une bonne étanchéité à l'air, une valeur n50 de 1,4 est déjà un beau résultat. Il n'est toutefois pas évident qu'ils atteignent une valeur de 0,6. Ce sera très difficile, certainement dans des projets de rénovation.»

Pour atteindre les objectifs, Tom Nishio plaide en faveur d'un changement de mentalité parmi les professionnels du bâtiment et pour une formation complémentaire. «Les entrepreneurs, les architectes, les ingénieurs et d'autres spécialistes de la construction doivent être conscients de l'importance de la construction peu énergivore. En outre, des formations supplémentaires s'imposent, car la construction durable et peu énergivore nécessite l'application d'une série de concepts qui ne sont que peu, voire pas du tout abordés dans les formations à l'heure actuelle.»


Investir dans l'isolation
Isolation, étanchéité à l'air et ventilation: ces trois éléments nécessitent une attention toute particulière afin d'obtenir un bâtiment présentant le niveau souhaité en matière de prestations énergétiques. «Pour commencer, il est possible d'obtenir des résultats plus efficaces par une meilleur conception bioclimatique du bâtiment et via l'installation de techniques plus adaptée en termes d'utilisation rationnelle de l'énergie», explique Tom Nishio. «À long terme, investir dans une bonne isolation est prioritaire. La nécessité d'une meilleure étanchéité à l'air en est une conséquence. Comparez cela à un gros pull à la mer. Même s'il est très épais, vous aurez toujours froid si le vent passe à travers les mailles. Le renforcement de l'étanchéité à l'air nécessite également une meilleure ventilation, si vous transpirez dans votre gros pull, vous finirez par avoir froid aussi. Isolation, étanchéité à l'air et ventilation constituent donc une tripartite indissociable.»


Projet mûrement réfléchi
Tom Nishio trouve que l'exigence relative au refroidissement maximal des unités PEB «bureaux et services» et «enseignement» est un choix logique. Refroidir coûte en effet beaucoup plus d'énergie que chauffer. «Nombre de nos bâtiments tertiaires sont conçus comme des aquariums avec énormément de fenêtres fixes. Si vous y ajoutez le dégagement de chaleur des ordinateurs, de l'éclairage et des gens, vous obtenez alors un besoin énorme en refroidissement très gourmand en énergie, il n'est pas rare de devoir refroidir activement un bâtiment en hiver!», poursuit Tom Nishio. «La plupart des bureaux sont simultanément chauffés et refroidis. Nous devons absolument prévenir cette destruction d'énergie organisée par une meilleur conception du bâtiment.»
Un projet mûrement réfléchi et adapté à l'environnement intérieur ET extérieur est par conséquent essentiel. Une façade nord fermée et une façade sud ouverte sont des exemples de principes bioclimatiques qui peuvent être appliqués. Ils peuvent en outre apporter une plus-value esthétique au projet. Un bâtiment ne doit pas nécessairement être entièrement en verre pour être beau.
D'autres interventions pouvant prévenir la surchauffe sont les protections contre le soleil, la ventilation nocturne et le refroidissement passif.


Avis indépendant
Le respect de la nouvelle législation PEB à Bruxelles à partir de 2015 nécessitera des efforts considérables dans le chef des professionnels du bâtiment. «De nombreux promoteurs immobiliers et architectes n'ont que peu d'expérience en matière d'exigences environnementales», explique Myriam Windey, Key Account Manager chez Vinçotte. «Vinçotte peut être un partenaire très précieux pour eux. Nos spécialistes assurent un suivi constant de la nouvelle réglementation et, pour chaque projet de construction, peuvent identifier au préalable les défis et les éventuelles erreurs pouvant être commises. En outre, nous sommes une organisation neutre, ce qui nous permet de garantir un avis indépendant aux architectes.»

Pour plus d'informations au sujet de la réglementation PEB:
Vinçotte

Tom Nishio
Contract Manager
+32 (0)491 35 68 28
tnishio@vincotte.be

Myriam Windey
Key Account Manager
+32 (0)2 647 58 68
mwindey@vincotte.be

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