La sécurité des équipements loués pour le levage de personnes, une question prioritaire
La Direction générale Contrôle du bien-être au travail souhaite renforcer ses contrôles sur la sécurité des élévateurs à nacelle, plates-formes de transport et plates-formes de travail loués. Ce matériel destiné au levage de personnes doit offrir les garanties de sécurité stipulées dans la réglementation. La DG a lancé à cet effet une campagne d'inspection, et entend poursuivre son travail d'information et de sensibilisation sur ce thème de manière permanente.
Les exigences de sécurité des équipements pour le levage de personnes ne sont pas évidentes
Les équipements destinés au levage de personnes doivent en toute logique être bien conçus et bien entretenus. Vinçotte est un des Services Externes de Contrôle Technique (SECT) auxquels on peut faire appel pour le contrôle obligatoire des équipements de levage de personnes avant la mise en service. Il faut ensuite également faire contrôler l'équipement chaque fois qu'on le déménage et qu'on le remonte. Le cas échéant un contrôle périodique sera aussi nécessaire.
Pendant la campagne d'inspection, les inspecteurs du bien-être au travail s'intéressent notamment aux contrôles obligatoires par les SECT, à l'entretien des équipements, à la disponibilité des informations et des instructions pour les travailleurs utilisateurs ainsi qu'à la formation de ces derniers. En cas d'infractions graves, «des actions correctives et si nécessaire répressives seront prises».
Un oubli lourd de conséquences
Dans le cadre de la campagne, le Service Public Fédéral (SPF) a envoyé un rappel aux SECT pour qu'ils respectent bien les règles. Mais selon Angelo Thonard, Lead Technical Manager Lifting chez Vinçotte, le niveau de sécurité de ces appareils n'est pas toujours optimal: «En 1997, il y a eu une nouvelle version de la directive Machines. La Commission européenne a oublié d'inclure les ascenseurs de chantier dans cette directive. Mais les fabricants ont continué de les marquer du sigle ‘CE'. En principe, c'est interdit, mais tout le monde a laissé faire. Et pendant plus de dix ans, on a construit des machines avec un niveau de sécurité assez aléatoire.»
Cette situation est du passé depuis 2010, puisque les ascenseurs de chantier sont bel et bien mentionnés dans la dernière version de la directive. Mais toute une série d'appareils non conformes, fabriqués avant 2010, sont toujours en service... et portent le marquage ‘CE'. Ils peuvent, et devraient, être adaptés. Vinçotte, qui a de longues années d'expérience en matière d'ascenseurs, conseille ses clients dans ce sens.
Les exigences
Le SPF a d'ailleurs diffusé vers les SECT une liste d'exigences pour ces appareils. Angelo Thonard cite entre autres:
- la protection adéquate des recettes (les sorties aux étages). Ces protections doivent avoir au moins 1,10 m de hauteur. Une simple barrière ne suffit pas. Un verrouillage automatique doit empêcher son ouverture si la plate-forme n'est pas présente à l'étage;
- une distance d'au moins 50 cm entre la plate-forme et le bâtiment. Sinon, il faut des protections;
- une série de précautions pour éviter l'écrasement de personnes par la plate-forme en descente;
- en général, la vitesse de la plate-forme ne peut pas dépasser les 0,2 m par seconde;
- la plate-forme doit être équipée d'un toit;
- etc.
Pour plus d'informations sur les équipements pour le levage de personnes :
Vinçotte
Angelo Thonard
Lead Technical Manager Lifting
+32 (0)81 432 859
athonard@vincotte.be
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