Des contrôles pour éviter les accidents électriques

De nouvelles recherches américaines ont révélé que les causes comme les victimes des accidents électriques non mortels au travail ne sont pas les mêmes que celles des électrocutions fatales. Les chercheurs en concluent que celles-ci exigeraient donc une autre stratégie de réduction des risques.

Accidents électriques au travail: faire contrôler régulièrement ses installations et former son personnel

Parmi les accidents de travail survenus aux États-Unis en 2002, les chercheurs ont identifié 1 283 cas de blessures non mortelles et 15 cas de blessures mortelles par l'électricité. Mais les branches professionnelles les plus touchées par les accidents électriques non mortels n'étaient pas du tout celles auxquelles on s'attendait. En tête de peloton: les sociétés de services. Venaient ensuite les industries manufacturières et le commerce de détail. Les manipulations qui ont conduit à ces accidents étaient souvent banales: par exemple, brancher ou débrancher un appareil. Les équipements concernés étaient également plutôt basiques: ordinateurs, imprimantes, casques ou écouteurs, fours à micro-ondes... Selon les chercheurs, il faudrait donc une stratégie différente pour prévenir les accidents électriques non mortels.

Contrôles périodiques obligatoires comme outils de prévention
Philippe Cotton, Senior Technical Manager Electricity chez Vinçotte, accueille ces résultats avec intérêt. Et il approuve la suggestion américaine que les employeurs devraient assurer une formation de base en sécurité électrique pour tous leurs salariés. Mais il souligne que la sécurité électrique passe surtout par l'emploi de matériel électrique sûr, le contrôle régulier des installations et la formation du personnel: «C'est d'ailleurs prévu dans la législation belge. Le législateur a publié notamment un arrêté royal en juin 2008 concernant les prescriptions minimales de sécurité de certaines anciennes installations électriques sur les lieux de travail. Cet arrêté royal porte le niveau de sécurité des anciennes installations à un échelon plus élevé et conforme au niveau de sécurité des installations qui tombent dans le champ d'application du RGIE. Selon l'établissement, des visites de contrôle périodiques effectuées par organisme agréé doivent être réalisées tous les cinq ans, annuellement, tous les trois ans comme dans les hôpitaux ou tous les treize mois pour les installations foraines. L'organisme de contrôle agréé vérifie le bon état de l'installation et sa conformité à la réglementation qui lui est applicable.» Vinçotte est un organisme agréé
pour effectuer ces tâches.

Le RGIE (Règlement Général sur les Installations Électriques) impose des contrôles périodiques. Mais chaque Région peut imposer des contrôles plus fréquents que ceux prévus par le RGIE. C'est notamment le cas des maisons de repos, des hébergements touristiques, des salles de spectacle, des établissements d'accueil pour enfants... «La législation fait des distinctions entre la haute et la basse tension, et entre les types d'établissement», explique Philippe Cotton. «En haute tension, les contrôles annuels sont obligatoires partout en Belgique. Pour la basse tension, le RGIE impose un contrôle minimum tous les cinq ans si l'établissement concerné a du personnel sous contrat de travail. Pour les hébergements touristiques, le contrôle est aussi réalisé tous les cinq ans. Pour les maisons de repos en Flandre et à Bruxelles, c'est actuellement tous les trois ans. Par contre, en Wallonie, c'est annuel.»

Quelques points spécifiques vérifiés lors des contrôles: la protection contre les contacts directs et indirects, les surintensités, les risques d'incendie et d'explosion, les surtensions, les baisses de tensions, les risques de contamination, les risques dus aux mouvements involontaires ou au démarrage intempestif, les influences externes, le choix et la mise en œuvre du matériel, etc. «L'expert de l'organisme agréé vérifie si rien n'a été modifié par rapport à la visite précédente. Il fait des contrôles administratifs, des contrôles visuels, ainsi que des contrôles par des mesures et des tests sur les installations électriques.»

Conseils pour éviter les accidents électriques au travail
Quels sont les conseils de Philippe Cotton pour éviter les accidents électriques au travail?

  • Avoir une installation électrique en bon état, entretenue en bon père de famille et conforme à la réglementation en vigueur;
  • sensibiliser le personnel aux dangers de l'électricité;
  • effectuer des contrôles de routine et périodiques des installations électriques;
  • respecter les obligations patronales à l'égard des travailleurs, telles que:
  1. assurer leur formation;
  2. leur fournir les instructions nécessaires en vue d'éviter les risques inhérents à l'utilisation, à l'exploitation et aux travaux aux installations électriques, en tenant compte des missions dont ces travailleurs sont chargés;
  3. prendre les mesures nécessaires pour que seuls les travailleurs qui disposent de la compétence nécessaire à cet effet soient chargés de l'utilisation, de l'exploitation et des travaux aux installations électriques ou aux parties de ces installations qui sont susceptibles de présenter un risque à caractère électrique;
  4. réserver certaines activités ou réserver l'accès à certaines installations ou parties d'installations aux personnes disposant de la compétence définie par le code BA4 ou BA5;
  • rendre le lieu de travail plus sûr en établissant un programme régulier d'inspections des circuits électriques et du matériel électrique fixe et/ou portable;
  • s'assurer que l'équipement utilisé est bien approprié et bien entretenu;
  • mettre en place un système de management santé-sécurité au travail.
    Vinçotte est le partenaire idéal pour aider l'employeur à rendre le lieu de travail plus sûr.

Plus d'informations pour éviter les accidents électriques:
Vinçotte
Philippe Cotton
Senior Technical Manager Electricity
+32 (0)81 432 860
pcotton@vincotte.be

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