Le calcul de la classe de feu des bâtiments industriels laisse trop souvent à désirer

Des normes de sécurité incendie spécifiques sont entrées en vigueur le 15 août 2009 pour les nouveaux bâtiments industriels et leurs extensions. Toute une série de petites erreurs se sont glissées dans ces normes, en particulier dans les formules relatives au calcul de la charge calorifique. La rectification a été l'occasion de rappeler l'importance d'un calcul correct et bien documenté de la classe de feu. Les maîtres d'œuvre négligent trop souvent ce calcul.


Économiser du temps et de l'argent en calculant correctement la charge calorifique d'un bâtiment industriel

L'A.R. du 1er mars 2009 a ajouté une série de normes de sécurité incendie spécifiques à l'A.R. du 7 juillet 1994 qui répertoriait les normes de base en matière de prévention des incendies. Les erreurs minimes qui se sont glissées dans le nouvel A.R. et qui portaient avant tout sur les formules servant au calcul de la charge calorifique ont désormais été corrigées. Cette rectification a été publiée au Moniteur belge du 4 février 2011. «Ces erreurs nécessitaient ici et là quelques précisions, mais elles ne portaient pas préjudice au principe de calcul, lequel était correct», affirme Bart Vanbever, Lead Technical Manager Safety Engineering chez Vinçotte.

L'importance des mesures est sous-estimée
Le constat qui prévaut est que deux ans après la publication de l'A.R., l'importance des dispositions spécifiques n'a pas encore été assimilée par tout le monde. Les nouveaux bâtiments industriels et les extensions apportées aux bâtiments existants sont donc subdivisés en trois classes (A, B et C) en fonction de la charge calorifique. Cette dernière, qui est mesurée par m², donne une estimation précise de la chaleur totale qui peut se dégager en cas d'incendie. Étant donné que les normes de sécurité incendie - et les investissements nécessaires pour y satisfaire - dépendent de la classe de feu, il est judicieux de calculer cette classe correctement et en temps opportun. Si les entreprises n'indiquent pas elles-mêmes de quelle classe de feu elles relèvent, les pouvoirs publics partent du principe qu'elles font partie de la classe la plus élevée; quant aux bâtiments neufs ou rénovés, ils doivent également être conçus en fonction de la catégorie de feu la plus haute. Les investissements à consentir dans la structure et l'équipement de prévention sont à l'avenant. «Les maîtres d'œuvre, les bureaux d'études et les architectes oublient trop souvent d'effectuer ce calcul. Et lorsque les entreprises se font ultérieurement taper sur les doigts par les autorités ou les pompiers, cela peut déboucher sur une foule de discussions, de multiples pertes de temps et une hausse des coûts.»

Un fichier Excel disponible chez Vinçotte
Les entreprises désireuses de calculer cette charge calorifique peuvent demander un fichier Excel à Vinçotte. Ce dernier leur permet de déterminer à la fois la charge calorifique et la classe de feu. Les spécialistes de Vinçotte peuvent également prêter leur concours pour effectuer le calcul et conseiller les entreprises pour tout ce qui a trait aux normes de sécurité incendie qui s'appliquent à elles.

Pour quelles entreprises?
Les normes de sécurité incendie spécifiques entrées en vigueur en vertu de l'A.R. du 1er mars 2009 s'appliquent en principe à tous les bâtiments industriels ainsi qu'aux extensions apportées aux bâtiments industriels existants pour lesquelles un permis d'urbanisme a été introduit après le 15 août 2009. Les bâtiments des PME ainsi que des entreprises agricoles et horticoles sont également considérés comme des bâtiments industriels. Les dernières normes ne s'appliquent cependant pas aux bâtiments servant uniquement à des activités commerciales. Ceux-ci tombent sous le coup de la réglementation de l'A.R. de 1994. Les bâtiments industriels ne comptant qu'un seul étage et dont la superficie totale est inférieure ou égale à 100 m² en sont également exclus, tout comme les installations industrielles non aménagées sous la forme de bâtiments et les parties de bâtiments industriels où aucune activité industrielle n'a lieu et dont la superficie totale des étages, considérée par compartiment, est supérieure à 100 m².

Pour plus d'informations concernant la charge calorifique:
Vinçotte
Bart Vanbever
Lead Technical Manager
Safety Engineering
+32 (0)477 700 256
bvanbever@vincotte.be

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