Contrôle de la radioactivité des marchandises en provenance du Japon

Les entreprises qui importent des marchandises du Japon sont confrontées ces jours-ci à de nombreuses questions émanant d'employés et de clients inquiets quant au risque de contamination radioactive. Depuis l'incident de Fukushima, ce risque est réellement présent, mais peut être parfaitement maîtrisé moyennant le contrôle par un expert des marchandises réceptionnées.


Contrôles de la radioactivité avant livraison comme garantie de sécurité

Dans de nombreuses entreprises, les employés amenés à manipuler des marchandises provenant du Japon se posent des questions quant au risque de contamination radioactive. Lors de la catastrophe nucléaire de Fukushima, non seulement a eu lieu une exposition sur place aux radiations mais des particules radioactives se sont également retrouvées dans l'atmosphère. Ces particules peuvent arriver dans nos pays lorsqu'elles se déposent sur des marchandises. Les rayonnements ionisants qu'elles libèrent peuvent constituer une menace pour la santé publique.

Conteneur intercepté
Bien que le risque soit réel, il peut néanmoins être assez facilement maîtrisé. Controlatom, une ASBL au sein du groupe Vinçotte experte en radioprotection, effectue des contrôles sur les marchandises importées du Japon pour de nombreuses entreprises. C'est ainsi que son personnel effectue régulièrement des mesures sur des véhicules transportés par bateau en provenance du Japon avant de les décharger. Controlatom collabore aussi avec les services de douane effectuant des contrôles dans les ports maritimes au moyen de portiques de mesure fixes. C'est ainsi que début mai, un conteneur contaminé entre autres au césium 137 a été intercepté à Zeebrugge. Il s'est finalement avéré que la contamination était uniquement présente à l'extérieur du conteneur, et de plus, en faible concentration. Les marchandises présentes dans le conteneur ne posaient quant à elles aucun problème.

Contrôle et traitement ultérieur
«Mesurer n'est pas en soi tellement difficile», explique Ellen De Geest, directrice-adjointe chez AV Controlatom. «La mesure s'effectue au moyen d'un compteur à scintillations, un appareil portatif qui affiche immédiatement les résultats de mesure. Le savoir-faire consiste à correctement déterminer la sensibilité requise en fonction des critères d'appréciation. Ceux-ci sont déterminés en collaboration avec l'Agence Fédérale de Contrôle Nucléaire (AFCN), qui assure un suivi permanent de la situation.»
Pour de nombreuses entreprises, Controlatom effectue des contrôles avant même que les marchandises leur soient livrées. Pour ce faire, une collaboration a été mise en place avec des prestataires de services logistiques et des sociétés de transport. La réalisation des contrôles est une chose. La véritable plus-value réside dans le traitement ultérieur, lorsqu'une contamination trop intense est effectivement constatée.

Un soulagement pour le personnel
Ellen De Geest: «En première instance, il faut déterminer avec précision où se situe la contamination. Dans le cas du conteneur qui a été intercepté à Zeebrugge, il s'est avéré que le problème se situait uniquement au niveau du conteneur proprement dit. Au niveau des marchandises présentes dans le conteneur, il n'y avait aucun problème. Quand c'est néanmoins le cas, nous disposons des connaissances nécessaires pour que le traitement des marchandises se déroule en toute sécurité, de manière correcte et légale. Nous sommes en mesure de garantir à nos clients que les marchandises livrées chez eux sont parfaitement sûres. Pour les membres du personnel qui sont amenés à les manipuler, c'est un fameux soulagement.»

Pour plus d'informations sur les contrôles de contamination radioactive:
Controlatom
Ellen De Geest
Directrice-adjointe de Controlatom
+32 (0)2 674 51 20
edegeest@vincotte.be

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